Habib Beye (nouvel entraîneur de l’OM) : « Il va falloir que j’assume »

Habib Beye (nouvel entraîneur de l’OM) : « Il va falloir que j’assume »

A la veille du déplacement à Brest pour le compte de la 23ème journée de Ligue 1, les premiers mots d’Habib Beye en tant qu’entraîneur de l’OM étaient très attendus. L’entraîneur franc-sénégalais est apparu très confiant et sûr de lui, parlant même le plus souvent de lui (et son équipe ?) à la troisième personne.

Quel est votre sentiment aujourd’hui ?

C’est une grande fierté. Je suis très très heureux d’être ici. Vous savez l’attachement que j’ai pour ce club. Mais comme je le dis, c’est un passé qu’il faut garder dans le passé, ce qui compte, c’est l’instant présent. C’est un très bon moment, je l’ai vécu en tant que joueur, maintenant c’est en tant qu’entraîneur.  Mais au delà de ça, il faut sortir des émotions. 


« Je suis là parce que j’ai travaillé »

L’OM joue demain à Brest, le temps est très court…

On essaye d’impacter là où on pouvait impacter dans la préparation de ce match. Mais je pense que ça a été très bien préparé par le staff en place, ceux qui ont travaillé depuis le début de la semaine. On va s’appuyer sur ça pour faire le meilleur match possible à Brest. En 24 heures, c’est surtout prendre contact avec le groupe et influer sur ce que vous pouvez influer. Mais ce qui est sûr, c’est que votre impact est limité. 

C’est pour cela que vous avez souhaité faire un mini stage à Marbella, après Brest ?

On aura un petit plus de temps en Espagne, pour pouvoir connecter un peu plus. Apprendre à se connaître et mettre tout ce qu’on veut mettre en place ici. 

Marseille est un club qui compte beaucoup pour vous, émotionnellement ce n’est pas trop difficile à gérer ?

Il faut qu’on soit dans une émotion très simple. Savoir pourquoi on est là. Il faut qu’on soit très focus sur le travail qu’on a à faire. Avant de rentrer dans les émotions. Le meilleur moment, ce sera contre Brest avec une victoire. Mais on sait que ça va demander beaucoup de travail. C’est sûr ça que je me focalise.


« Cette pression-là, il faut savoir l’accepter »

Vous pensez que vous avez beaucoup à prouver ?

Je me suis construits dans le temps. Ma première expérience, je l’ai pris en National, avec une équipe qui était en difficulté. J’ai pris le temps de me construire, étape par étape. Il y a eu une évolution. Je ne me pose pas la question de savoir si j’ai à prouver quelque chose à qui que ce soit. Ce que je sais, c’est que si je suis là aujourd’hui, c’est parce que j’ai travaillé pour être là. Il faudra que je prouve encore une fois que ce travaille me permettra de mettre l’Olympique de Marseille au plus haut et de répondre aux objectifs qui été confiés.

Vous vous sentez prêt ?

Oui, prêt, parce que je ne pense pas que l’équipe soit malade. Il y a des dynamiques parfois qui sont négatives. Dans mon précédent club, je suis arrivé dans une dynamique très négative et nous avons réussi à changer les choses. Je pars du principe qu’ici, il y a une grande volonté de travail, de la part de tous les personnes que j’ai rencontrées. Il va falloir que j’assume. J’ai aucun problème avec ça, dans le sens que, je suis préparé à ça. Si je n’étais pas prêt à ça, je ne serais pas venu à l’Olympique de Marseille. Je considère que j’ai un travail à réaliser, avec des objectifs qui sont élevés. Cette pression-là, il faut savoir l’accepter.